Comment procéder au financement d'un achat en viager ?

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Comment procéder au financement d'un achat en viager ?

Le viager représente un bon moyen de devenir propriétaire d’un bien immobilier. Notez cependant qu’il est très difficile d’obtenir un crédit auprès de la banque pour le financer. On vous explique pourquoi. 

Quel est le principe d’un achat en viager ? 

Quand on achète en viager, on verse généralement 20 à 30 % du prix de vente au moment de la signature du contrat, puis on verse le reste sous forme de rentes viagères. La rente peut être mensuelle, trimestrielle ou semestrielle, selon les accords passés entre le vendeur et l’acheteur. Ce qui est certain c’est que l’acheteur doit la verser jusqu’au décès du vendeur et de son conjoint. 

Pour ce genre d’investissement, deux cas sont possibles :

  • Le viager occupé : le vendeur continue d’occuper le bien jusqu’à la fin de sa vie. 
  • Le viager libre : le vendeur remet immédiatement les clés du bien à l’acheteur sitôt le contrat signé. 

Comment financer un achat en viager ? 

Pour le financement d’un achat en viager, il ne faut pas trop compter sur un crédit immobilier. En effet, vu le mode de paiement qui se fait sur une longue période dont la durée exacte est incertaine, les banques rechignent à le financer. 

De plus, comme l’article 2103 du Code civil le souligne, le viager s’accompagne d’une garantie de premier ordre du vendeur du viager (clause de privilège du vendeur). Cela signifie qu’en cas de défaut de paiement des rentes par l’acheteur, le bien revient à son propriétaire. La banque ne peut donc le saisir, ce qui l’empêche de récupérer le capital attribué. 

Existe-t-il des solutions pour obtenir un crédit immobilier ? 

Malgré les réserves de la banque envers ce type d’achat immobilier, elle peut parfois accorder un crédit à certains acheteurs, mais sous certaines conditions.

  • Ils sont déjà propriétaires d’autres biens qu’ils peuvent utiliser comme garantie au prêt : c’est l’hypothèque déportée. 
  • Ils possèdent d’autres placements (assurance-vie, parts de sociétés…) qu’ils peuvent apporter comme garantie : on parle de nantissement du placement.